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Stratégies5 min de lecture

Stratégie BTTS : quand utiliser « les deux équipes marquent » ?

Un marché à deux issues, indifférent au vainqueur, et donc utile quand l’issue du match est incertaine mais son rythme ne l’est pas.

Par L’équipe PRIZIFOOT

Le marché « les deux équipes marquent » (BTTS, pour both teams to score) ne demande pas qui gagne. Il demande si chaque camp inscrit au moins un but. Cette indifférence au vainqueur est précisément son intérêt.

Ce qu’il faut estimer

Sous un modèle de Poisson, si l’on note λ₁ et λ₂ les buts attendus de chaque équipe, la probabilité qu’une équipe ne marque pas vaut e^(−λ). La probabilité que les deux marquent est donc (1 − e^(−λ₁)) × (1 − e^(−λ₂)).

Concrètement : deux équipes attendues à 1,4 but chacune donnent (1 − 0,247)² ≈ 57 %. Un match déséquilibré à 2,2 contre 0,6 donne (1 − 0,111) × (1 − 0,549) ≈ 40 %, alors même que le total de buts attendus est identique. Le total ne suffit pas — c’est la répartition qui décide.

Quand ce marché est intéressant

  • Quand les deux attaques sont correctes et les deux défenses perméables : le 1N2 reste incertain, le BTTS beaucoup moins.
  • Quand un favori net affronte une équipe qui marque peu : c’est le cas symétrique, où le « non » a de la valeur.
  • Rarement lorsque le total de buts attendus est très bas : le marché le sait aussi, et le prix le reflète.

Attention à l’indépendance supposée entre les deux termes. Un carton rouge précoce, un score qui se verrouille, une équipe qui gère sa fin de match : les buts des deux camps ne sont pas parfaitement indépendants, et le produit ci-dessus surestime légèrement les cas extrêmes.

Passe de la théorie au match

Choisis deux équipes et vois ce que le modèle en dit, sans créer de compte.

Analyser un match